Pour la recherche, un gisement sous-exploité
Si le registre danois couvre avec une exhaustivité quasi totale la notion de « chaîne de survie », la France pêche encore par hétérogénéité de participation des équipes SMUR et par une sous-utilisation des données.
Les barrières ? Une sensibilisation encore insuffisante des médecins à l’importance de la saisie de données, une protection rigoureuse de l’anonymat qui complique parfois l’appariement des bases, mais aussi une méfiance légitime à l’égard de l’exploitation commerciale possible.
Pourtant, la tendance s’inverse lentement :
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Plusieurs projets de recherche multicentriques émergent, croisant les données RéAC avec celles de registres spécifiques (ex : infarctus du myocarde, filière AVC).
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Des collaborations internationales s’esquissent, notamment lors des crises sanitaires (la pandémie de Covid-19 a montré tout l’intérêt de croiser données de mortalité et bases de réanimation).
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L’analyse géospatiale et l'intelligence artificielle offrent de nouvelles perspectives pour cartographier le risque et anticiper l’incidence des arrêts cardiaques.
Dans un contexte de transition épidémiologique où les maladies cardiovasculaires continuent de représenter un défi majeur pour la santé publique (première cause de mortalité en France avec plus de 140 000 décès annuels selon l’Inserm), l’exploitation intelligente d’un tel registre apparaît incontournable.