Penser "question de recherche" avant "méthode"
Le premier piège serait de raisonner par habitude : “j’utilise toujours la méthode X”. Or, chaque question de recherche possède sa complexité propre, et la méthode doit y répondre, non l’inverse. Historiquement, l’étude de John Snow sur le choléra de 1854 n’aurait sans doute pas eu l’impact qu’on lui connaît si elle s’était contentée de statistiques descriptives simples (Snow, 1855).
Une grille de réflexion peut aider :
- Quelle est l’hypothèse principale ? Est-elle descriptive, analytique, explicative, évaluative ?
- Quel est le principal critère de jugement ? Incidence, prévalence, temps à survenue, efficacité d’une intervention…
- Sur quel type de population porte l’étude ? Est-elle accessible, rare, à risque particulier ?
Ce détour par la question centrale détermine souvent le grand type de méthode à privilégier : observationnelle ou interventionnelle, transversale ou longitudinale, analytique ou expérimentale.