De la statistique à l’action : pourquoi ces chiffres sont-ils si précieux ?
Calculer la prévalence, ce n’est pas cocher une case administrative : c’est anticiper la survenue de complications, planifier les besoins hospitaliers, penser la prévention et la formation des soignants. C’est aussi permettre aux patients, associations et chercheurs de mieux comprendre l’ampleur des enjeux, et d’argumenter face aux décideurs.
Les évolutions récentes montrent que la France, comme nombre de pays occidentaux, fait face à une vraie transition épidémiologique : baisse des maladies infectieuses, hausse continue des maladies chroniques, souvent multifactorielle (âge, mode de vie, déterminants sociaux, pollution, etc.). À titre d’exemple, Santé publique France estime qu’environ 40% des adultes seraient porteurs d’au moins une pathologie chronique diagnostiquée ou déclarée – un chiffre qui invite à revoir la notion même de “normalité” en santé passé 60-65 ans.