Méthodologies d’exploitation : extraire, préparer et analyser les données du SNDS
Étape 1 : définir son échantillon
- Critère temporel : sur quelle période ? Les données sont disponibles depuis 2006 pour certaines bases, mais complètes à partir de 2012-2015 généralement.
- Critère de pathologie ou d’exposition : diagnostics CIM-10, codes ATC pour les médicaments, actes CCAM.
- Population cible : selon l’âge, le sexe… Anticiper les restrictions sur les données géographiques ou sociales.
Étape 2 : requêter et croiser les bases
Les requêtes se font par SQL ou des langages de traitement big data (SAS, R, Python). Les identifiants anonymisés permettent de chaîner les parcours dans et hors hospitalisation.
- Travailler sur scripts reproductibles, documenter chaque étape
- Penser à vérifier la qualité des liens entre bases (taux d’appariement, erreurs potentielles)
Étape 3 : nettoyer et coder les données
La majorité du travail scientifique porte sur la qualité du coding (recodage des actes, agrémentation des trajectoires de soins, définitions phénotypiques précises). Bien définir les comorbidités (ex : Charlson), les interruptions de suivi, et les indicateurs de recours.
Étape 4 : analyses et valorisation des résultats
Le SNDS se prête à des analyses épidémiologiques très diverses :
- Études de cohorte rétrospective (ex : effet d’un médicament sur la survenue d’un événement indésirable)
- Études cas-témoin nichées ou appariées (ex : lien entre pollution et admission pour asthme)
- Descriptifs de recours, séquences de soins, analyses spatialisées aux échelles régionales/nationales
Toujours garder une critique méthodologique sur :
- Les biais de codage, d’exclusion ou de sélection (les patients non hospitalisés, les soins hors secteur conventionné ne sont pas ou mal enregistrés)
- Le délai de latence entre l’exposition et l’événement d’intérêt
- La significativité statistique versus la pertinence sanitaire